Mais pourquoi George A. Romero termine-t-il toujours ses titres de films par « of the dead » ? Instigateur de l’une des plus grandes oeuvres de zombies de tous les temps, la très célèbre Night of the leaving Dead (la nuit des morts-vivants, 1968), il récidive avec Dawn of the Dead (Zombie, 1978), Day of the Dead (Le jour des morts vivants, 1986), Land of the Dead (Le territoire des morts, 2005), Diary of the Dead (Chronique des morts-vivants, 2008) et enfin Survival of the Dead, le dernier « né ». De nombreux remakes sont sortis au cours de cette longue période (40 ans !) dont L’armée des morts de Zack Snyder, diffusé ce soir à l’Espace LAC avec Dawn of the dead de Romero et Zone of the dead des serbes Milan Konjevic et Milan Todorovic lors de la nuit zombies. Six films de mortsvivants sont programmés pendant toute la période du festival.

Plutôt amorphes, un peu palôts, parfois démembrés ; une chose est claire : nos chères créatures sanguinolentes n’ont décidément pas l’étoffe de coureurs de fond. Peut-être vous êtes-vous, vous aussi, posé cette question cruciale devant un film de morts-vivants : « Mais comment un zombie éclopé peut-il systématiquement rattraper un héros qui court ? ». Cette question restée sans réponse depuis des décennies sera peut-être éludée puisque la mode serait actuellement au mort-vivant qui sprinte ! Avis à La Horde, nous interrogerons prochainement les réalisateurs Yannick Dahan et Benjamin Rocher à ce propos sur le site Internet du festival.